De ces 20 ans, meublés de hauts et et de bas, ressort le respect. Je ressens beaucoup de respect de la part de mon homme et je le respecte aussi de mon mieux.
Évidemment, ce n'est pas toujours facile de trouver le juste milieu entre se respecter soi et respecter l'autre, cet autre que l'on aime profondément et de qui on souhaite le bonheur. Tout donner à l'autre en s'oubliant est certes très judéo-chrétien, mais pas plus sain que de tout prendre en ne pensant qu'à soi... nous sommes en continuelle recherche de cet équilibre.
Aussi, quand l'un des deux verbalise assez bien ses besoin (moi) et l'autre moins (lui) et qu'on a la culpabilité facile (les deux), le déséquilibre peut facilement se pointer. Aussi, on peut tolérer un certain tiraillement un certain temps, mais l'inconfort s'installe vite et ils faut, un jour ou l'autre, réajuster le tir pour que les deux se sentent confortable.
Donc beaucoup d'écoute, d'ouverture et de soutien sont nécessaires pour bien vivre le tout.
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Ceci dit, j'ai envie de vous confier ce qui me fait le plus souffrir de ma relation avec mon chéri : notre situation financière.
Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir choisi de mettre nos sous en commun au lieu de faire "compte à part", mais je sens que mon homme se fie sur moi pour ramener "le" salaire stable à la maison.
Travailleur autonome dans les arts, traumatisé par des expériences d'employé difficiles et peu payantes, il est à son compte depuis 11 ans. Qui dit travail autonome dans le domaine des arts dit :
- salaire très irrégulier,
- souvent des miettes,
- pas de possibilité d'avoir du chômage entre les contrats.
Lorsque j'étais chargée de cours, je prenais beaucoup de travail durant la session (et me rendais à l'épuisement), j'arrivais à mettre des sous de côté afin de compenser pour les périodes où j'étais sur le chômage, à tenter de me refaire des forces. Jusqu'au jour où mon corps et ma tête n'ont plus voulu maintenir le rythme. Encore aujourd'hui, je suis fragile et je rêve d'un emploi à temps partiel pour me refaire des forces au fur et à mesure...
Mon amoureux n'est pas insensible à mes nombreux appels à l'aide au fil des années, mais il a les défauts de ses très grandes qualités... il manque d'audace quand vient le temps de vanter son talent!
Nous en avons longuement (encore !) discuté vendredi.
Cette fois, inspirée par mes deux sœurettes (merci les filles, sans le vouloir vous serez peut-être la cause du début du reste de ma vie !) et d'autres connaissances (dont moi ! ;0) ) qui sont passées par un processus de réorientation dans les deux dernières années, j'ai suggéré à mon amoureux d'aller rencontrer un conseiller en orientation, car je ne peux pas croire qu'être aussi créatif et habile de ses mains (dessins, sculpture, moulage, etc.) ne sont pas des qualités recherchées quelque part dans un emploi salarié !!!
J'ai hâte (mais je suis toujours craintive) de voir si cette fois sera la bonne...