Dernièrement je suis tombée sur un vieil agenda d'il y a 2 ans, avant ma dépression (je suis toujours un peu gênée de l'écrire car il me semble qu'elle était bien petite, ma dépression, même si je sais très bien que c'en était tout de même une "vraie"). Je pesais 20 livres de moins que présentement. Mais quand même déjà plus de 40 livres au dessus de mon poids santé maximal.
Les dernières 10 livres je les au prises depuis le printemps dernier, et ce, malgré que je sois remise à la course (je rappelle que la course ne fait pas maigrir, soit dit en passant. Je mentionne cela étant donné que courir correspond tout de même à une dépense énergétique ce qui devrait me permettre de contrôler mon poids, il me semble, en temps normal).
Je cherche à comprendre. Je me pose des questions. Et j'esquisse des réponses :
De un, je prends non pas une, mais DEUX médications qui ont pour effet secondaire d'augmenter l'appétit et la prise de poids : les antidépresseurs et, depuis l'hiver passé, les antihistaminiques (je ne savais pas pour ce dernier, c'est mon doc qui me l'a appris lors de mon dernier r-v).
J'essaie de ne prendre les antihistaminique qu'une journée sur deux, mais pour le moment je ne peux les arrêter, sans quoi mes sinus recongestionnent. Je vois l'allergologue dans deux semaines pour entreprendre une désensibilisation. J'ai vraiment hâte. J'espère que ça va régler mes problèmes respiratoires.
Quant aux antidépresseurs, j'en ai encore besoin (même si j'aimerais vraiment m'en passer). J'ai quelque peu fait le test dernièrement et je sombre après quelques jours. Mon corps ne suffit visiblement pas encore à la tâche, j'ai donc besoin de cette aide extérieure...
La course aussi, j'en ai besoin. Pour ma santé physique (ça m'aide beaucoup à contrôler mon asthme, entre autres), mais aussi beaucoup pour ma santé mentale. Courir me défoule, me détend, m'oxygène, etc.
De deux, je réfléchis beaucoup à moi et ma relation avec la nourriture.
Depuis que je blogue, j'ai quelques fois parlé de "trucs" mais je ne les ai jamais maintenus. Pas capable. J'essaie de comprendre pourquoi.
La nourriture a toujours été pour moi un réconfort. Tenter de contrôler mon alimentation est comme demander à un jeune enfant de se passer de sa doudou ou un bébé de téter. C'est... "inconfortable".
Je réalise que manger est la seule chose pour laquelle je peux être "rassasiée", pour laquelle je ne suis pas obligée de m'arrêter avant d'en avoir eu assez.
En effet, on a toujours, lorsque j'étais chez mes parents et depuis que je suis en couple, eu des contraintes importantes au niveau financier. Je dois donc constamment renoncer à plein de trucs et ce, depuis ma plus tendre enfance. On devient tanné, à un moment donné d'être toujours "raisonnable"... on vire frustré !
Aussi, depuis que je suis maman, il me semble toujours manquer de temps pour moi à faire des trucs que j'aime, de temps en silence. Mon horaire est dicté par celui des miens. Par leurs r-v, les heures d'ouverture de leurs services éducatifs, leur horaire de sommeil/éveil, etc. Facile de s'oublier là-dedans. Facile de culpabiliser et de renoncer constamment à ses propres besoins.
La nourriture, elle, est toujours disponible. Même quand on manque de sous, il est toujours possible de se "fricoter" un petit quelque chose. Même si ce n'est pas bon pour la santé. Même si c'est très moyen au goût. Même quand on n'a même pas "faim".
Il est LÀ, le problème. Je mange comme si j'allais toujours manquer de quelque chose. Trop. Trop vite.
J'ai hâte au jour où je vais sentir que je comble tous mes besoins et que je n'ai pas besoin de manger un 2è bol de céréales, qu'UNE rôtie c'est aussi satisfaisant que deux, etc.
Oui, je réfléchis, et travaille sur moi...
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